Mangez-vous de l'alcool sans le savoir ? La vérité cachée dans nos assiettes

25 nov. 2025
Mangez-vous de l'alcool sans le savoir ? La vérité cachée dans nos assiettes

Quand on pense "alcool", on imagine immédiatement un verre de vin rouge, une pinte de bière fraîche ou un cocktail coloré. On pense "bar", "apéro" ou "dîner arrosé". Mais saviez-vous que vous consommez probablement de l'alcool au petit-déjeuner, au goûter et même en assaisonnant votre salade ?

L'alcool (éthanol) est une molécule naturelle, résultat de la fermentation. Et la fermentation, la nature adore ça.

Aujourd'hui, on lève le voile sur ces aliments du quotidien qui cachent bien leur jeu (et leurs degrés).

 

1. La banane : le coupable le plus inattendu

 

C'est l'exemple le plus frappant. Vous aimez vos bananes bien mûres, avec la peau un peu tigrée de noir ? Plus le fruit mûrit, plus son sucre fermente naturellement.

Selon une étude publiée dans le Journal of Analytical Toxicology, une banane très mûre peut contenir jusqu'à 0,4 % d'alcool. Pour mettre cela en perspective, une bière "sans alcool" en Europe peut légalement contenir jusqu'à 0,5 %. Manger une banane mûre équivaut donc presque à boire une gorgée de bière sans alcool. Pas de panique, il faudrait en manger une vingtaine d'affilée pour ressentir le moindre effet, mais la molécule est bien là !

 

2. Le pain et les brioches (surtout les burgers !)

 

La base de la boulangerie, c'est la levure. Et que fait la levure ? Elle mange le sucre et produit du gaz (qui fait monter la pâte) et... de l'alcool.

La grande majorité de cet alcool s'évapore à la cuisson. Cependant, certains pains industriels, notamment les pains à burger ou les pains de mie longue conservation, sont parfois traités avec des solutions alcoolisées ou conservent des traces de fermentation pour assurer leur moelleux et leur conservation. On parle de traces infimes (autour de 1,2 % pour certains pains américains très transformés), mais elles existent.

 

3. Le mythe de la cuisson : "L'alcool s'évapore, non ?"

 

On a tous entendu cette phrase : "Ne t'inquiète pas, j'ai mis du vin blanc dans la fondue, mais tout s'est évaporé à la cuisson."

Faux ! C'est l'un des mythes culinaires les plus tenaces. L'alcool est tenace. Selon le temps et le mode de cuisson, une quantité significative reste dans le plat :

  • Après avoir flambé un plat : Il reste environ 75 % de l'alcool initial.

  • Après 15 minutes de mijotage : Il en reste 40 %.

  • Après 2h30 de cuisson : Il reste encore environ 5 % de l'alcool.

Si vous cuisinez un bœuf bourguignon pour une personne qui ne consomme strictement aucun alcool (pour des raisons religieuses ou de santé), la cuisson ne suffit pas à rendre le plat "halal" ou "safe".

 

4. Le vinaigre et la sauce soja

 

Le mot "vinaigre" vient littéralement de "vin aigre". C'est le résultat de la transformation de l'alcool en acide acétique. Bien que la transformation soit quasi complète, il reste toujours des traces résiduelles d'alcool dans vos vinaigrettes (souvent autour de 0,1 % à 0,2 %).

De même, la sauce soja traditionnelle est obtenue par la fermentation du blé et du soja. Ce processus crée naturellement de l'alcool (souvent entre 1,5 % et 2 % pour les sauces classiques !). Bien sûr, vu les quantités consommées (quelques gouttes), l'impact physiologique est nul, mais la présence chimique est réelle.

 

5. Les jus de fruits "oubliés"

 

Vous avez laissé cette brique de jus de pomme ou d'orange ouverte un peu trop longtemps au frigo ? Si le goût commence à "piquer" un peu, c'est que la fermentation a démarré. Votre jus innocent est en train de se transformer doucement en cidre ou en vin d'orange. Les levures présentes dans l'air colonisent le liquide sucré et se mettent au travail.

 

Faut-il s'inquiéter ?

 

Absolument pas. Le corps humain est une machine formidablement bien adaptée pour métaboliser ces petites quantités d'alcool naturel. Nous en produisons même nous-mêmes lors de notre propre digestion !

Ces traces n'ont aucun effet psychoactif et ne sont pas dangereuses pour les femmes enceintes ou les enfants dans le cadre d'une alimentation normale.

Cependant, cette prise de conscience est intéressante pour deux raisons :

  1. Pour la culture générale : Comprendre que l'alcool n'est pas un démon artificiel, mais un produit naturel de la transformation du vivant.

  2. Pour la précision : Pour les personnes sous traitement médicamenteux strict ou en sevrage très sévère, savoir que "l'alcool caché" existe permet de mieux maîtriser son environnement alimentaire.

Alors, la prochaine fois que vous dégusterez une banane bien mûre, vous saurez que la nature a, elle aussi, ses petites recettes secrètes !


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