C’est la question qui revient souvent quand on surveille sa ligne mais qu’on aime les bonnes choses. On entend tout et son contraire : "Le vin rouge c'est ok, c'est le blanc qui est sucré", ou encore "Un verre ça va, c'est le saucisson qui va avec qui pose problème".
Alors, le vin est-il l'ennemi de votre silhouette ? La réponse est oui, mais pas pour la raison que vous croyez. Ce n’est pas le jus de raisin fermenté qui est en cause, ni même toujours le sucre. Le vrai responsable, celui qui pèse lourd dans la balance calorique, c’est l’alcool.
Explications.
1. L'arithmétique impitoyable des calories
Pour comprendre pourquoi un verre de vin "coûte cher" en calories, il faut regarder ce qu'il y a dedans.
En nutrition, c'est très simple :
-
1 gramme de sucre (glucides) = 4 kcal.
-
1 gramme de gras (lipides) = 9 kcal.
-
1 gramme d'alcool (éthanol) = 7 kcal.
Vous avez bien lu. L'alcool pur est presque deux fois plus calorique que le sucre ! Il se rapproche dangereusement du gras pur.
C'est là que le piège se referme. Quand vous buvez un verre de vin rouge à 14°, même s'il est "sec" (c'est-à-dire avec très peu de sucre résiduel), il est très calorique simplement parce qu'il est riche en alcool. C'est mathématique : plus le degré d'alcool est élevé, plus le verre est calorique.
2. Le mythe du sucre
On accuse souvent les vins blancs moelleux ou les rosés d'être des "bombes à sucre". C'est vrai, ils en contiennent. Mais prenez un vin rouge très puissant, sec et tannique. Vous pensez qu'il est "léger" pour votre régime ? Faux.
L'alcool contenu dans ce vin rouge représente souvent plus de 80% des calories totales du verre. Le raisin, lui, n'y est pour rien. C'est la fermentation (la transformation du sucre en alcool) qui a créé cette densité énergétique.
3. Les "calories vides" et le stockage
Le problème de l'alcool, ce n'est pas seulement son total calorique (environ 80 à 100 kcal pour un verre standard, soit l'équivalent d'une banane et demie). C'est la nature de ces calories.
On les appelle des "calories vides" : elles n'apportent aucun nutriment, aucune vitamine, aucune protéine. Le corps ne sait pas quoi en faire. Pire encore : l'alcool est considéré par l'organisme comme une toxine à éliminer en priorité.
Quand vous buvez un verre de vin en mangeant :
-
Votre corps arrête immédiatement de brûler les graisses de votre repas.
-
Il concentre toute son énergie à éliminer l'alcool.
-
Pendant ce temps, le gras et le sucre de votre assiette sont... stockés directement.
4. La solution ? Garder le goût, virer l'alcool
Si l'on suit le raisonnement, si l'alcool est le responsable des calories, alors l'enlever devrait résoudre le problème ? Exactement.
C'est là que le vin désalcoolisé (le vrai, le 0.0% ou le <0.5%) devient magique. En retirant l'alcool par des procédés physiques (comme l'évaporation sous vide), on retire mécaniquement la quasi-totalité des calories.
Le résultat est sans appel :
-
Un verre de vin blanc classique (12°) : ~ 70-80 kcal
-
Un verre de vin blanc désalcoolisé (0.0°) : ~ 15-20 kcal
C'est 3 à 4 fois moins calorique. Pourquoi ? Parce qu'il ne reste que le goût du fruit, les arômes, les polyphénols... mais que le "coquin" calorique (l'éthanol) a disparu.
Conclusion
Alors, peut-on aimer le vin et faire attention à sa ligne ? Absolument. Il suffit de changer de paradigme. Ce n'est pas le rituel du verre à pied ni le goût du terroir qui font grossir. C'est l'alcool.
En alternant avec des cuvées désalcoolisées de qualité, vous gardez le plaisir, la convivialité et la gastronomie, tout en divisant l'addition calorique par quatre.
Votre balance (et votre foie) vous diront merci !
